jeudi 21 juillet 2016

Pause estivale

Bonjour à tous !

Un (très) court article pour vous annoncer que ce blog se met en mode pause pour l'été.
Les articles Mots et concepts débuteront après cette "entracte". (Comme ça, j'aurais le temps d'en préparer plusieurs à l'avance !)


Je compte occuper mon été à lire (vous pouvez d'ailleurs suivre mes lectures ici), écrire, tricoter (le débardeur de cet article est presque terminé ^^) et faire plein d'autres choses !

Bel été à vous !

mercredi 6 juillet 2016

Mots et concepts d'une écrivaine en herbe

Bonjour à tous !

Après les rêveries du dimanche, je mets en place un nouveau rendez-vous hebdomadaire : mots et concepts d'une écrivaine en herbe.


Les articles à venir évoqueront des mots que j'aime utiliser quand j'écris et pourquoi ils me plaisent... Il y aura également quelques exemples et sans doute une illustration et/ou une vidéo.

Je partagerais quelques phrases de mes écrits, des articles, et certaines de mes recherches.

Ces nouvelles parutions se feront tous les mardi !

A bientôt sur ce blog !



Et n'oubliez pas qu'écrire prend du temps....


dimanche 3 juillet 2016

Les rêveries du dimanche #20

Bonjour !

Tous les dimanches, nouvelle publication d'un récit (en langue française) d'un jeune romancier français, ou plutôt une jeune romancière française puisqu'il s'agit de moi : Zoé Herzine Hoibian-Labonne.
Je vous rappelle que j'ai 16 ans, que je suis instruite en famille pour le moment depuis 10 ans et que j'ai pour passion la lecture et l'écriture. Me voici donc apprentie écrivain de langue française. Vous pourrez me lire chaque dimanche dans mon récit de jeune romancier français en herbe !

Voici donc les rêveries du dimanche #20 !

Le premier épisode du feuilleton ici !
Et le deuxième ici !
Le troisième ici !
Le quatrième ici !
Le cinquième ici !
Le sixième ici !
Le septième ici !




Place du Beffroi
Lucie




Ce n'est qu'en finissant de m'habiller que je me rends compte que je vais être en retard. Je saisis mon manteau et me précipite dans les escaliers. Comme je m'y attendais, la galerie est déjà bien remplie. L'exposition devrait avoir du succès.
J'entre dans la galerie et souris aux quelques personnes qui me saluent. Je me dirige vers le buffet afin de prendre quelque chose à boire lorsque Catherine surgit de derrière moi et me dit à l'oreille.
-« Ah, tu es enfin là ! Regarde..., » continue-t-elle en me montrant du doigt un homme de dos.
Je le regarde sans vraiment comprendre.
-« C'est quelqu'un qui est venu voir l'exposition, c'est un peu pour ça qu'on est ici, non ? »
Catherine lève les yeux au ciel.
-« Ce n'est pas "quelqu'un", c'est Arthur ! »
Je jette un nouveau coup d’œil à mon amie, histoire d'être sûre qu'elle ne plaisante pas, mais son air sérieux m'interdit tout doute.
-« Qu'est-ce que tu attends ? Vas le voir !, » m'encourage Catherine.
-« Pourquoi ? On ne peut pas le laisser tranquille ?, » je ronchonne. « Et puis, qu'est-ce que je vais lui dire ? »
Mon amie hausse les épaules.
-« Ce que tu veux. N'importe quoi. Allez, vas-y !, » dit-elle en me poussant légèrement vers Arthur.
Je pousse un soupir inaudible et m'avance. Tout en franchissant les quelques mètres qui me sépare d'Arthur, je réfléchis rapidement aux premiers mots que je vais lui adresser. Arrivée derrière lui, je pose ma main sur son épaule, tout en regrettant aussitôt mon geste. C'est beaucoup trop familier, pourquoi ais-je fait ça ? Arthur se retourne, l'étonnement se peignant sur son visage. Je ne suis visiblement pas celle qu'il pensait trouver.
-« Je ne m'attendais pas à vous voir ici », dis-je en essayant de ne pas sourire.
Je vois bien que, devant moi, Arthur se creuse la tête afin de trouver quoi me répondre. Je n'ose pas le regarder dans les yeux tandis que lui, de son côté, ne s'en sort pas mieux. Au bout d'un silence qui me semble durer un siècle, il ouvre enfin la bouche, malheureusement tout ce qui en sort est un "ah" qui me laisse dubitative durant quelques secondes. Je souris avant d'expliquer.
-« Catherine m'a dit que vous étiez là. Je viens d'arriver. »
J'ai presque l'impression de m'excuser, comme si j'étais en retard à un rendez-vous. Je vois Arthur m'observer, toujours sans parler. Cherchant quelque chose à dire, je lui demande :
-« Alors, vous aimez la photographie ? »
Contrairement à ce à quoi je m'attendais, il a l'air surpris. Pourtant s'il est venu ce soir, c'est bien pour l'art, non ? À moins que... Non. Je chasse cette pensée de ma tête. Il n'est certainement pas venu ici pour moi.
-« Celle-là, oui », dit-il avec un geste de la main en direction des cadres accrochés aux murs.
-« Je n'ai pas vraiment pris le temps de regarder l'exposition en détail », je concède avec un sourire.
Maintenant que nous sommes bien lancés, je l'entraîne autour de la salle d'exposition. Je lui critique, à grand renfort de gesticulations, mes photographies préférées. Je pourrais continuer pendant des heures, mais Arthur prend soudain la parole.
-« Et si on sortait ? »
Je stoppe mon explication et regarde autour de moi, sans vraiment savoir ce qui me pousse à faire ça.
-« D'accord. »
Après tout, ce n'est pas une mauvaise idée. L'atmosphère de la galerie est devenue étouffante et une petite marche dehors ne me fera pas de mal.
Une bouffée d'air frais m’accueille une fois la porte refermée derrière nous. Bien qu'il ne soit que huit heures et demi, les rues sont presque vides.
-« C'est étrange, » dit soudain Arthur, « j'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulé depuis ce matin. »
Sa réflexion me fait rire. Je ne partage pas vraiment son avis.
-« Moi, j'ai plutôt le sentiment que tout c'est passé très vite. »
C'est la vérité. Je n'ai pas vu le temps passer et les événements de ce matin auraient très bien pu se produire une heure auparavant. Profitant du ciel sans nuage, je lève mon regard vers la voie lactée. Une question me trotte néanmoins dans la tête et finit par franchir mes lèvres.
-« Je voulais savoir, qu'est-ce qui t'as vraiment poussé à venir vers moi au bar ? »
Je ne sais pas ce qui m'a poussé à tutoyer Arthur, mais je décide de ne pas me reprendre.
-« Eh bien, » commence-t-il doucement, « je ne te connaissais pas. Tu étais un nouveau détail dans ma routine du samedi matin. De plus, je voulais vraiment savoir ce que tu dessinais. Et puis... » Je le vois douter. « Et puis, tu es jolie. »
Je ne m'attendais pas du tout à ça et je m'arrête brusquement. Je sais que je suis en plein milieu de la route. Je m'en fiche. Ce n'est pas ce qui compte en ce moment.
-« C'est vrai ? » Je demande en me tournant vers lui. « C'est pour ça, et pas pour de "la curiosité mal placée" que tu t'es levé ? »
Je veux être sûre. Je veux savoir.
-« Oui. Oui, c'est ça. Je ne l'ai pas dit parce que je ne voulais pas être trop... insistant. » Il lève les yeux, comme s'il cherchait ses mots. « Et toi ? Pourquoi t'es-tu retournée ? Pourquoi n'es-tu pas partie ? »
Je regarde Arthur dans les yeux.
-« Parce que tu as parlé de maladresse, tu as dit « mais pourquoi suis-je aussi maladroit ? » ou quelque chose comme ça, tu te souviens ? Et la maladresse, ça me connaît. »
Il sourit à ma dernière phrase. La température s'est refroidie et je sens un frisson me traverser. Arthur me prend mes mains dans les siennes, geste qui me surprend, mais je ne laisse rien paraître. Ses mains sont chaudes.
-« J'ai froid », dis-je inutilement.
Je ne sais pas ce que ces deux mots amorce chez Arthur, mais après deux petites secondes, ses lèvres finissent contre les miennes. Il se reprend vite et nous nous séparons. Arthur baisse les yeux et se plonge dans la contemplation de ses chaussures. Je ne veux pas lui donner de faux espoirs et articule, la bouche vaguement pâteuse.
-« Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. On se connaît à peine et puis, je viens de sortir d'une relation compliquée et je ne crois pas avoir envie de d'en commencer une autre. »
-« Je... », bégaie-t-il, « je comprends. Je comprends ce que tu peux ressentir, enfin je crois. »
Je lui souris une dernière fois avant de retourner vers la galerie. Ce n'est qu'après quelques mètres que je l'entends me crier :
-« Merci ! »

FIN


I Found (Amber Run)
(Cover sur ma chaîne YouTube !)


Et si vous voulez écouter le texte....



A bientôt !

dimanche 19 juin 2016

Les rêveries du dimanche #19

Bonjour !

Tous les dimanches, nouvelle publication d'un récit (en langue française) d'un jeune romancier français, ou plutôt une jeune romancière française puisqu'il s'agit de moi : Zoé Herzine Hoibian-Labonne.
Je vous rappelle que j'ai 16 ans, que je suis instruite en famille pour le moment depuis 10 ans et que j'ai pour passion la lecture et l'écriture. Me voici donc apprentie écrivain de langue française. Vous pourrez me lire chaque dimanche dans mon récit de jeune romancier français en herbe !

Voici donc les rêveries du dimanche #19 !

Le premier épisode du feuilleton ici !
Et le deuxième ici !
Le troisième ici !
Le quatrième ici !
Le cinquième ici !
Le sixième ici !




Place du Beffroi
Lucie





Catherine reste assise tandis que je pars vers la cuisine avec les restes de notre repas.
-« Tu viens au vernissage, ce soir, n'est-ce pas ?, » me demande mon amie depuis le salon. 
-« Oui, je pense, » dis-je en posant les assiettes dans l'évier. « Enfin, je ne suis pas totalement sûre... »
Catherine, qui vient de me rejoindre à la cuisine, me regarde avec des yeux ronds.
-« Comment ça, tu n'es pas totalement sûre ? Tu étais toute enthousiaste hier ! »
Je me tourne pour regarder mon amie dans les yeux.
-« J'ai un livre à finir et puis, je pourrais toujours venir voir l'exposition un autre jour, » j'argumente, tout en sachant très bien que c'est de la mauvaise foi.
Catherine fronce les sourcils.
-« Non, il y a autre chose... » Elle penche la tête sur le côté. « Je sais! Ce ne serait pas à cause d'Arthur ? »
J'écarquille les yeux.
-« Non, pas du tout ! Je ne vois pas ce qu'il vient faire là-dedans. »
En même temps, dans un coin de mon esprit, je sais qu'elle n'a pas tort. Je n'ai pas vraiment envie de sortir, parce qu'une partie de moi préfère rester tranquille et se construire des scénarios improbables sur cet Arthur avec lequel j'ai à peine échangé trois mots. Mais d'un autre côté, j'ai bien envie de sortir avec Catherine, de m'amuser et de ne plus penser aux hommes.
Mon dernier compagnon m'a récemment quitté pour une grande blonde pulpeuse qui riait bêtement à tout ce qu'il disait, y compris quand il lui demandait de lui passer le sel, bref une caricature vivante.
-« Alors ?, » dit Catherine en interrompant mes pensées.
-« Alors quoi ? »
-« Tu viens au vernissage, oui ou non ? »
Cette fois, je n'hésite pas.
-« Oui. Ça va être sympa. »
-« Et une bonne nouvelle ! », s'écrie mon amie en se dirigeant de nouveau vers le salon. « Il va falloir que tu trouves quoi te mettre, » continue-t-elle.
-« Oh, je crois que j'ai déjà ma petite idée... » Je souris. « Tu sais cette petite robe verte que je n'ai jamais porté ? C'est une bonne occasion pour enfin l'étrenner. »
Catherine rit.
-« Oh, je suis contente que tu aies décidé de venir ! Ce n'aurait pas été drôle sans toi. »
Elle prend son manteau et son sac.
-« Il va falloir que tu m'aides un peu, à la galerie, pour finir de préparer le buffet et les deux-trois petites chose qui restent à faire. Peux-tu venir ? »
-« Bien sûr, je finis de ranger et je te rejoins, » je la rassure.
Une fois Catherine sortie, je souris intérieurement en pensant à la soirée qui s'annonce. Quelques heures sans penser aux yeux verts d'Arthur ne me feront pas de mal.

Le dernier épisode : dimanche 3 Juillet...

Quelque Part Ailleurs (Axelle Red)
(Cover sur ma chaîne YouTube !)


Et si vous voulez écouter le texte....



A bientôt !

mardi 7 juin 2016

Une vie d'écrivain en herbe

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler un peu plus de mon quotidien et de vous présenter mes écrits principaux ! Si vous voulez en savoir plus sur mes goûts littéraires et musicaux (entre autres), vous pouvez également lire ma page Qui suis-je ?, qui est souvent mise à jour.



J'ai donc - comme je le disais ici - déménagé (et emménagé) assez récemment, et j'habite donc à présent en Auvergne, dans un petit village, qui est, à mon goût, celui qui produit les plus beaux couchers de soleil de France ! ;)




Et voici maintenant un peu plus de détails sur mes écrits et mon "environnement d'écriture". ^^


NORA :

 Nora est le premier "roman" que j'ai commencé. Cela fait maintenant presque 4 ans ! C'est avec le début de l'écriture de Nora que m'est venue la conviction qu'il fallait que j'écrive dans ma vie et le souhait de devenir écrivain. 
L'idée de Nora m'est venue un soir, avant de dormir. A cette époque, j'écoutais énormément le groupe Celtic Woman d'où la location de Nora en Irlande et les prénoms de certains personnages, empruntés aux chanteuses du groupe. ;)
Au début, je ne savais pas trop où j'allais, j'écrivais quand l'inspiration venait, mais à présent, avec 62 pages sur OpenOffice, je me suis construit un beau plan !

Je trouve plus simple d'écrire quelque chose de cohérent quand je sais où je vais.

 Depuis, quelque temps (comme je le disais dans cet article), j'écris tous mes textes à la main avant de les taper à l'ordinateur.

Nora m'a amené à faire de nombreuses recherches : sur la configuration des maisons en Irlande, la législation quant au permis de conduire, quant à l'instruction en famille en Irlande, les sites touristiques, les noms des routes, la cuisine traditionnelle irlandaise, différentes petites phrases et expressions en Irlandais, la météo, le langage des fleurs de l'époque victorienne et plein d'autres choses encore !

Et voici donc où j'en suis aujourd'hui : 173710 caractères qui composent 30911 mots qui eux-même remplissent 62 pages sur logiciel d'écriture. Je n'aurais jamais imaginé que j'irais aussi loin et voir tous ces nombres me fait toujours plaisir !


UNE VOIX :

Au départ, j'avais commencé Une voix sous la forme d'une bande dessiné, mais de (trop) nombreuses idées me venaient, idées que je ne pouvais pas ajouter à une B.D. Après quatre planches (inachevées à ce jour), j'ai donc commencé à taper Une voix, couchant sur le papier (enfin, sur mon ordinateur...), détails après détails, le trop plein d'idées que je n'arrivais pas à exprimer en dessinant.
Une voix est donc un (futur) roman de fantasy, se déroulant dans un monde imaginaire de mon invention.
Néanmoins, le dessin est resté très proche de l'écriture d'Une voix, car j'ai des dessins pour tous les personnages, pour certaines scènes importantes, pour les plantes, les blasons, les créatures et même des cartes des différents continents !

Première page de la réécriture du chapitre 3 ! 
Le principal problème avec les romans fantasy, c'est qu'il faut vraiment se forcer à se détacher des grands modèles, comme Le Seigneur des Anneaux, Les Chroniques de Narnia et autres Game of Thrones. Il faut vraiment essayer de trouver quelque chose qui n'a pas été fait avant, ce qui reste toujours un peu difficile.

J'ai toujours aimé les livres (fantastiques ou non) avec des cartes. J'adore pouvoir suivre le parcours des personnages. Pour mes cartes, je me suis amusée à glisser des références à mes livres préférés dans les noms des villes, des montagnes, ou des forêts.

Avec la création d'un monde fantastique, on se pose pas mal de questions. Il faut inventer à son monde des mythes fondateurs, une histoire crédible, des coutumes, des expressions, tout un tas de choses sur lesquelles il faut bien réfléchir !

Ce qui n'était au départ qu'une petite B.D. s'est transformée en 136199 caractères qui remplissent 43 pages avec 23368 mots !


A TRAVERS LES BOIS :

A travers les bois est un de mes écrits les plus récents. Je l'ai commencé le 27 Février 2015 (précision, quand tu nous tiens ! ^^) avec l'idée de l'écrire comme un roman policier, mais pour le cinéma. J'aime beaucoup le travail d'Agatha Christie et de Sir Arthur Conan Doyle, et j'ai glissé des petites références à leurs écrits respectifs dans les premières pages d'A travers les bois.
Néanmoins, si je le termine un jour, j'aimerais que les résumés et bandes-annonces du film ne montrent pas qui va mourir. Je voudrais que les spectateurs ne viennent pas voir A travers les bois en se disant "Bon, je sais qu'untel va mourir, maintenant, qui l'a tué ?", mais en se demandant "Alors, je sais que quelqu'un va mourir, mais qui ?" et en s'inquiétant pour les personnages. Je voudrais laisser entendre que quelqu'un va mourir, sans pour autant montrer qui.

Les deux premières lignes.
J'aime les possibilités que présentent l'écriture d'un script. J'aime particulièrement écrire les indications des angles de caméras, des plans et des expressions faciales et corporelles pour les (futurs) acteurs. De plus, quand j'écris, j'ai toujours le film de ce que je suis en train d'écrire qui se déroule dans ma tête. Je sais quels angles pour quelles caméras, dans quels ordre viennent quelles scènes, quels plans pour quels moments... C'est très clair dans ma tête et donc assez simple à retranscrire de cette manière, plus simple qu'avec un roman. 
C'est une façon d'écrire qui est assez différente de celle d'un livre (évidemment), mais qui, je trouve, garde quand même un côté très "littéraire". 

La musique est et sera assez présente dans A travers les bois. La playlist que j'ai crée sur Spotify avec toutes les chansons que je voudrais pouvoir ajouter à mon script est déjà longue de presque deux heures, donc je suis à peu près sûre que je ne vais pas toutes les intégrer à mon (futur) film !

A travers les bois est l'écrit sur lequel j'ai encore le moins travaillé, il ne fait donc que 29286 caractères (5177 mots) pour 8 pages.



Voici mon porte-folio où je garde les pages écrites à la main de mes trois histoires et toutes mes notes. C'est un porte-folio de l'école nationale des ponts et chaussées, mais il convient très bien à une écrivaine en herbe ! ^^

Mon principal carnet à dessin. Tous les dessins de "Place du Beffroi" et des autres rêveries du dimanche sont dans ce carnet.

Un petit carnet pour les notes et les dessins, entièrement fait main par ma maman !

J'écoute pas mal de musique quand j'écris, surtout des instrumentaux. Si vous voulez des idées, voici donc une petite liste des morceaux et des albums que j'aime écouter :
- Toutes les bandes originales de la série Doctor Who de Murray Gold
 -Toutes les bandes originales de la série Sherlock de Michael Price et de David Arnold
- Les bandes originales des films Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hotel, The Imitation Game et Extremely Loud And Incredibly Close d'Alexandre Desplat
- Les bandes originales des films de la saga Harry Potter de John Williams
- La bande originale du film Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain de Yann Tiersen
- La Petite Fille de la Mer et Conquest of Paradise de Vangelis
- La bande originale du film The Assassination of  Jesse James by the Coward Robert Ford de Nick Cave & Warren Ellis
- Finding Beauty de Craig Armstrong
et enfin
- Les bandes originales des films de la saga Le monde de Narnia de Harry Gregson-Williams

En plus de l'écriture (et de la lecture), j'ai comme passion la musique. Je joue donc du violon depuis 9 ans et de l'ukulélé depuis 9 mois ! J'aime beaucoup ces deux instruments, bien que cela fasse un petit bout de temps que je n'ai pas vraiment joué de violon, déménagement oblige. Allez, Zoé, on s'y remet ! ;)

Un aperçu de ma rangée des "livres préférés" d'une de mes bibliothèques. On y retrouve Anne-Laure Bondoux, Agatha Christie, Timothée de Fombelle, Marie-Aude Murail, J.K.Rowling, J.R.R.Tolkien et Beatrix Potter !

Une meilleure vue de mes étagères remplies à craquer !

La vue depuis la fenêtre située en face de moi, quand je suis à mon bureau.

Et la vue depuis la fenêtre située derrière moi.

Et enfin, le plus important, mon bureau !
Il ne faut pas oublier mes bêta-lecteurs, ma maman et Pierre C. qui me relisent et m'orientent vers les parties à changer (ou pas !). Les bêta-lecteurs sont, à mes yeux, très importants pour un écrivain, car ils permettent d'avoir un regard distancié sur ses écrits. Ils permettent également de ne pas rester seul(e) avec ses personnages et ses mots.
Pour moi, deux bêta-lecteurs est vraiment le strict minimum. Quand on voit le nombre de personnes remerciées par les auteurs (publiés) en fin d'ouvrage, on se rend compte que l'image d’Épinal de l'écrivain seul dans sa tour d'ivoire n'est vraiment qu'un mythe !


Voilà, j'espère que cet article vous aura montré un peu plus en détails à quoi peuvent ressembler mes textes et mon environnement d'écriture.

A très bientôt sur ce blog et, si vous écrivez, n'oubliez pas :
Le seul écrivain auquel vous devriez vous comparer est l'écrivain que vous étiez hier.

dimanche 5 juin 2016

Les rêveries du dimanche #18

Bonjour !

Tous les dimanches, nouvelle publication d'un récit (en langue française) d'un jeune romancier français, ou plutôt une jeune romancière française puisqu'il s'agit de moi : Zoé Herzine Hoibian-Labonne.
Je vous rappelle que j'ai 16 ans, que je suis instruite en famille pour le moment depuis 10 ans et que j'ai pour passion la lecture et l'écriture. Me voici donc apprentie écrivain de langue française. Vous pourrez me lire chaque dimanche dans mon récit de jeune romancier français en herbe !

Voici donc les rêveries du dimanche #18 !

Le premier épisode du feuilleton ici !
Et le deuxième ici !
Le troisième ici !
Le quatrième ici !
Le cinquième ici !




Place du Beffroi
Arthur




En m'approchant de la galerie de Catherine, je commence à percevoir des éclats de voix. Je suis un peu en retard, mais ça ne me dérange pas trop. Je préfère arriver quand il y a déjà du monde afin de ne pas trop me faire remarquer.
J'étais plutôt calme en partant de chez moi, mais à présent que je m'apprête à pousser la porte, mon cœur accélère sa cadence. Ça fait longtemps que je n'ai pas parlé avec une femme, du moins une qui me plaît, et je n'ai pas envie de tout gâcher.
La galerie est déjà occupée par une bonne vingtaine de personnes. J'essaie de repérer Lucie, mais je ne la vois nulle part. En attendant qu'elle arrive – et dans la mesure où je ne connais personne – je me contente de regarder l'exposition. Sur des fonds lumineux, souvent en contre-jour, se dégagent des visages en noir et blanc. Inconscients de l'objectif du photographe, ils regardent au loin. Je suis plongé dans la contemplation des photographies lorsqu'une main se pose sur mon épaule. C'est Catherine. Je réprime un petit sursaut. J'avais presque oublié que la raison première de ma venue ici n'est pas mon amour de la photographie.
-« Bonsoir Catherine », dis-je.
-« Bonsoir, Arthur. Tu es là depuis longtemps ? »
Honnêtement, je n'en ai aucune idée.
-« Non, je ne crois pas », je réponds pourtant.
-« Je suis contente que tu sois venu voir cette exposition », continue-t-elle.
J'ai la désagréable sensation qu'elle sait exactement pourquoi je suis ici. Je lui souris et me dirige vers le buffet. Je ne sais plus trop si je souhaite vraiment voir Lucie ou non. Je suis en train de peser le pour et le contre de la situation tout en grignotant distraitement des cacahuètes quand, pour la deuxième fois de la soirée, je sens une main sur mon épaule. Je me retourne, m'attendant à voir Catherine, mais ce sont les yeux bleus de Lucie que mon regard rencontre.
-« Je ne m'attendais pas à vous voir ici », dit-elle simplement, sans sourire.
Je ne sais quoi répondre. Moi si, c'est pour ça que je suis venu. Moi si, mais j'avais peur que vous ne veniez pas tout en ayant peur que vous veniez. Moi si, je suis même renseigné sur vous parce que, depuis ce matin, vous n'avez pas quitté mon esprit.
Toutes ces pensées (et bien d'autres) s'entrecroisent et tourbillonnent dans ma tête, de sorte que tout ce qui parvient à sortir de ma bouche est un "ah" très peu engageant. Je m'attends à ce que Lucie se montre étonnée de me voir ici, agacée de ma réponse, voire les deux, mais elle sourit avant de dire :
-« Catherine m'a dit que vous étiez là. Je viens d'arriver », ajoute-t-elle comme pour s'excuser.
Je lui rends son sourire, toujours sans rien dire. Je profite de notre silence commun pour l'observer un peu plus en détails, ce que je n'avais pas pris le temps de faire ce matin.
Elle a remonté sa chevelure en un chignon haut rehaussé d'une pique à cheveux, ce qui lui découvre la nuque et révèle un grain de beauté situé sous son oreille gauche. Elle est habillée simplement, d'une robe patineuse vert d'eau. Elle est plus petite que ce que j'avais pensé.
-« Alors, vous aimez la photographie ? »
La question de Lucie me prend légèrement au dépourvu.
-« Celle-là, oui », dis-je en englobant la pièce de la main.
-« Je n'ai pas vraiment pris le temps de regarder l'exposition en détails », avoue-t-elle sans se départir de son sourire.
Nous continuons à discuter tout en faisant le tour de la salle d'exposition. Contrairement à ce que j'avais imaginé, une fois lancé, les mots viennent facilement. Lucie s'intéresse, en plus du dessin, particulièrement à la photographie et prend son temps pour m'analyser ses clichés préférés. Je l'écoute sans vraiment prêter attention à ses paroles, me concentrant plus sur ses mimiques que sur ses mots.
-« Et si on sortait ? », dis-je soudain.
Lucie s'interrompt et regarde autour d'elle avant de répondre :
-« D'accord. »
Une fois dehors, nous nous éloignons un peu de la galerie, marchant côte à côte dans les rues presque vides.
-« C'est étrange », je commence, « j'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulée depuis ce matin. »
Lucie laisse échapper un rire.
-« Moi, j'ai plutôt le sentiment que tout c'est passé très vite. »
Elle lève la tête vers les étoiles naissantes et dit :
-« Je voulais savoir, qu'est-ce qui t'as vraiment poussé à venir vers moi au bar ? »
Nous sommes presque à la sortie du village. Après les dernières maisons, les réverbères laissent la place à la nuit. Je viens juste de me rendre compte que Lucie me tutoie.
-« Eh bien, je ne te connaissais pas. Tu étais un nouveau détail dans ma routine du samedi matin. De plus, je voulais vraiment savoir ce que tu dessinais. Et puis... » J'hésite à laisser sortir cette dernière phrase. « Et puis, tu es jolie. »
Cette fois, Lucie s'arrête. En plein milieu de la route. Et elle se tourne vers moi.
-« C'est vrai ? C'est pour ça, et pas pour de "la curiosité mal placée" que tu t'es levé ? »
Maintenant que je l'ai exprimé à voix haute, ce sentiment me semble tellement plus simple à aborder.
-« Oui. Oui, c'est ça. Je ne l'ai pas dit parce que je ne voulais pas être trop... insistant. » Je ne suis pas sûr que ce soit le mot juste. « Et toi ? Pourquoi t'es-tu retournée ? Pourquoi n'es-tu pas partie ? »
Lucie pose ses yeux dans les miens.
-« Parce que tu as parlé de maladresse, tu as dit « mais pourquoi suis-je aussi maladroit ? » ou quelque chose comme ça, tu te souviens ? Et la maladresse, ça me connaît. »
Sa dernière phrase me fait sourire. Nous sommes deux maladroits qui ne savons pas quoi faire, debout au milieu d'une rue qui est déjà presque une route. Lucie commence à frissonner. Je prends ses mains dans les miennes. Elles sont glacées.
-« J'ai froid », dit-elle.
Et cette déclaration s'avère être le déclencheur de je ne sais quelle réaction qui me fait me pencher très légèrement en avant et l'embrasser.
Mais contrairement à ce qui passe dans les films, le temps ne s'arrête pas et un orchestre symphonique n'accompagne pas ce moment. Nous nous séparons et une bonne minute s'écoule avant que l'un de nous ne prenne de nouveau la parole.
-« Je ne crois pas que ce soit une bonne idée », articule Lucie. « On se connaît à peine et puis, je viens de sortir d'une relation compliquée et je ne crois pas avoir envie de d'en commencer une autre. »
-« Je... », commence-je, « je comprends. Je comprends ce que tu peux ressentir, enfin je crois. »
Finalement, après un dernier regard, nous reprenons notre route, moi vers ma ferme, et elle vers la galerie. Une seule fois, je me retourne pour lui crier :
-« Merci ! »

La suite : dimanche 19 Juin...

Hey There Delilah (Plain White T's)
(Cover sur ma chaîne YouTube !)


Et si vous voulez écouter le texte....



A bientôt !

dimanche 29 mai 2016

Rêveries des dimanches

Bonjour à tous !

A partir d'aujourd'hui, les rêveries du dimanche deviennent bihebdomadaires et paraîtront donc toutes les deux semaines.

Vous retrouverez ainsi la suite de "Place du Beffroi" la semaine prochaine.

Comme ça, j'aurais plus de temps pour travailler mes autres écrits et accomplir d'autres activités, car je ne fais pas qu'écrire !

A très bientôt, donc, sur ce blog !